La chance d’habiter au bord de la mer…
c’est de pouvoir marcher, de très bonne heure, sur la plage déserte.
Il fait très froid.
L’air est si clair que tout le paysage a la transparence de l’aube.
Le ciel est si pur que même les mouettes attendent pour s’y lancer, admirant sans doute cette immensité - car il ne faudrait pas croire qu’elles ignorent la Beauté.
La mer est figée, couleur miroir ; elle aussi en attente mais peut-être du soleil plus haut que le Faron, réveil du vent et de ses vaguelettes.
Comme toujours là sous l’amer du Cap, les Deux Frères sont posés sur ce miroir d’eau.
Ils regardent.
Je les regarde.
cap sicié
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Sous l'amer du Cap
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Parfum des lys, un arbre.
Parfum des lys, un arbre.
Parfum des lys : En passant près de la chapelle dont la porte est grande ouverte, croiser le chemin vers la clarté du jour du parfum du bouquet de lys posé devant l’autel.
Un arbre : Sur un des chemins escarpés du Cap Sicié, un grand pin est un des amers de mes promenades. Son très haut tronc, parfaitement droit, ne laisse pas douter de sa force ; les pliures de ses branches de celle du vent. Tronc et branches enchevêtrées pour être ; toute leur espérance, paisible, portée par leurs racines sans lesquelles il ne serait pas possible de se tenir ainsi au-dessus de l’abîme.